1978 — La prodigieuse amie d’enfance

Denise Neveu et Irène Durand.jpg
Denise Neveu, écrivaine

J’ai retrouvé cet article écrit par mon amie d’enfance, journaliste à l’UQAM en 1978. Sans elle je n’aurais jamais écrit.  J’ai connu l’écrivaine Denise Neveu au primaire, à l’école Sainte-Lucie, à Ville Saint-Michel.  Sa passion de l’écriture correspondait à ma passion pour le dessin.  Denise a déjà rédigé certaines de mes rédactions, en échange de mes dessins. Nous avons ri sous cape quand la religieuse a lu ma rédaction et m’a félicitée. Denise y avait glissé le mot éphémère ce qui m’avait beaucoup impressionnée. Cette vieille complicité de l’école primaire nous a toujours suivies. Denise avait la passion des mots et de l’écriture, elle était une première de classe et avait de belles médailles dorées sur sa robe noire. Moi je détestais l’école, surtout les cours de catéchisme, et je me retrouvais généralement la dernière de la classe, indifférente aux médailles quand le curé venait pour la distribution des bulletins. Ma grande amie Denise aimait tellement l’école qu’elle m’entraîna à jouer à ce jeu durant les vacances scolaires. Cela donne une idée de son talent. Denise jouait à l’enseignante et moi à l’élève indisciplinée. Incroyable, mais vrai. Vers 12 ans, nous avons fait notre communion solennelle ensemble avec nos robes blanches et nos voiles. Par la suite, cette chère voisine déménagea dans le Plateau et nous nous sommes perdues de vue.  Retrouvées quelques années plus tard, nous avons conservé le contact depuis, malgré mon éloignement à Rimouski. Denise a toujours encouragé qui que ce soit à écrire, notamment dans ses nombreux ateliers d’écriture et je lui en suis très reconnaissante. L’article sur mon projet de mémoire, me fait sourire aujourd’hui. Le projet était flou mais il s’en dégage tout de même une forte influence marxiste. Au fur et à mesure de ma recherche je suis devenue de plus en plus féministe, compte tenu de la place des femmes que j’analysais dans « les rapports de production et de reproduction ». J’ai fini par finir et j’ai vraiment été libérée quand j’ai déposé ce charabia universitaire en 1981.

Post-scriptum:  À l’époque je me nommais Irène Poupart, par la suite Irène Durand-Poupart avant de me nommer Irène Durand.

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