1982 — La terre de l’eau vive de Saint-Gabriel

Ferme Irène rêve d_asperges
Je rêvais d’agriculture biologique.

L’expérience de l’échec des petits pâtés végétariens, avait préparé la voie au projet suivant. La question de la saine alimentation, de la qualité de l’eau et de la protection des terres québécoises nous préoccupait et occupait les conversations de notre nouveau trio.  La nouvelle mission s’imposa. Ce fut  la culture de l’asperge biologique. Quelle belle idée ! Pierret Roy, secrétaire au bureau d’Agriculture Canada, Audette Landry enseignante en chimie et moi-même, davantage spécialiste en culture qu’en agriculture, décidons d’acheter une terre au rang Massé à Saint-Gabriel, à une quarantaine de kilomètres de Rimouski. Nous avons formé la Compagnie La terre de l’eau vive de Saint-Gabriel, rénové en partie la maisonet rêvé du futur. Cette aventure nous apporta beaucoup de joie, de plaisirs et de travail. De nombreux amis et amies ainsi que des connaissances passèrent pour fêter ou visiter. De cette période j’ai retrouvé des photos de l’anniversaire de Pierret. Le Cerf-volant fabriqué  pour l’occasion par l’artiste Gabriel Maffolini fut le clou de la journée. Sur la terre de l’eau vive, j’étais impressionnée de voir à perte de vue en direction des quatre points cardinaux. La terre possédait un grand champ de petites fraises, un ruisseau et des bâtiments à l’abandon. Il va de soi que certaines personnes nous trouvaient  flyées, pour ne pas dire folles, de nous lancer dans un tel projet. Cela m’importait peu. Mon bon ami René Marceau sociologue et sa compagne s’était bien lancé dans l’élevage des chèvres, pourquoi pas l’agriculture ? Finalement, après l’analyse de la terre par  l’agronome du Ministère de l’agriculture, le projet des asperges biologiques tomba à l’eau car la terre meuble n’était pas suffisamment profonde. De plus, il aurait fallu importer notre fumier biologique du Nouveau-Brunswick. La belle Pierret, éternelle amoureuse, abandonna le projet et fila le grand amour avec son beau berger. C’est dans ces circonstances que se dessinait le projet suivant. Plus sage ou plus fou ? À l’hiver Audette et moi réfléchissions à la suite de l’aventure. Nous comprenions que nous avions mis la charrue devant les boeufs. Un nouvel Euréka !  Une librairie qui répondrait aux besoins des femmes très attirées par une forme de spiritualité et de conscience planétaire hors des religions traditionnelles nous apparaissait la bonne idée.

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